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> Jean-Christophe Ballot : Urban Landscapes, de Berlin à Shangai (1987-2006)
> 16 janvier au 30 mars 2008 – Maison Européenne de la Photographie
> http://www.jcballot.com
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C‘est d’un pas plein d’entrain, que je m’acheminais vers la Maison Européenne de la Photographie pour y (re-)découvrir la série Tulsa de Larry Clark. C’est un peu déçu, que j’appris qu’il fallait que je consulte un calendrier plus souvent et que l’expo était finie depuis déjà 15 jours… Mais c’est tout émoustillé que je me retrouvais dans la galerie du sous-sol du bâtiment pour y passer près d’une heure face aux 20 années de travail photographique réalisés à la chambre 4′x5′ par Jean-Christophe Ballot.

J.-C. Ballot : Urban Landscapes

avec l'aimable autorisation de l'auteur

J.-C. Ballot : Urban Landscapes

avec l'aimable autorisation de l'auteur

  • J.-C. Ballot : Urban Landscapes
  • J.-C. Ballot : Urban Landscapes

Nous sommes donc face à des images principalement en noir et blanc, réalisées entre 1987 et 2006 à Berlin, New-York, Paris, Chicago, Shangaï voire même Gennevilliers. L’auteur, architecte de formation, par le jeu de triptyques, diptyques et certains ennéaptyques nous propose une mise en rapport d’architectures au lignes, tons, matériaux, couleurs similaires. Les perspectives sont mises à plat et l’on perd rapidement une certaine notion des repères géographiques et culturels. Les lieux sont vidés des gens (parfois un simple passant, à peine visible dans le flou du mouvement) et la composition de l’image par assemblage successif de couches architecturales, d’entassements ou au contraire par le dépouillement total des premiers plans nous transporte dans une esthétique extrêmement poussée. On pressent une recherche d’effacement complet des êtres humains – et qui paradoxalement font la ville – amenant à se poser d’une part la question de la monotonie des lieux urbains dans le monde, mais aussi, par leur omniprésence, leur capacité à survivre aux êtres qui les ont construit.

L’ensemble des tirages est superbement réalisé par Jean-Christophe Roux du laboratoire Picto : impressions jet d’encre sur papier Fuji, pour le n&b et épreuves à développement chromogène (procédé lambda) sur papier Endura, pour les couleurs.

A noter d’ailleurs un magnifique triptyque nommé shangai 2006 – new-york 2004 – shangai 2006 dont l’image centrale est un tirage géant d’un immeuble en verre aux tons bleutés (à voir directement sur le site de l’auteur, c’est la photo la plus à gauche)

Peu avant de sortir un visiteur du lieu me donnait son impression en me disant « c’est beau, mais tout ce vide ça donne envie de monter voir Boubat« .

Pour ma part je serai bien resté à écouter la mélodie des immeubles en sous-sol encore quelques heures…